Trois British shorthair une bleue et deux lilacs

2/ Le scottish straight devient British shorthair :

Bien entendu, en multipliant de génération en générations, les croisements avec les British Shorthair, le patrimoine génétique des Scottish (straights ou folds) s'apparente de plus en plus à celui du British. A l'époque, au niveau des standards de la race, le Scottish fold et le British shorthair ne se différencient que par la pliure des oreilles. Alors, comment différencier un Scottish straight d'un British ?

Et bien justement on ne peut pas le faire. C'est pourquoi dans de nombreuses expositions félines, des Scottish Straights ont remporté des titres devant des British purs.

Phénotypement (= au niveau de l'apparence), les Scottish Straights et les British shorthair sont identiques puisque même les juges félins ne peuvent faire la différence. En 2002, la commission des standards du LOOF s’appuie sur les études génétiques du professeur Bossé, et celles réalisées aux Etats-Unis pour affirmer que génétiquement aussi les Straights et les British sont similaires. Le LOOF publie un communiqué officiel dans lequel on peut lire :

« Génétiquement il n'y a aucune différence entre un scottish à oreilles droites et un british. D'un point de vue génétique le scottish straight est un British (le scottish fold étant un British shorthair à oreilles pliées). »

Fort de ce principe, le LOOF impose alors aux éleveurs un mariage unique : Scottish fold x British, qui donnera naissance à des chatons Scottish folds aux oreilles pliées et des chatons British (aux oreilles droites). Le Scottish straight n'existe plus. Cependant, cette règle est soumise à une condition : "Pour obtenir un pedigree de British, les chatons nés d'un mariage Scottish fold x British, devront comptabiliser au moins 18 British dans leur pedigree".

Rappelons qu'à l'origine les Scottish folds pouvaient être mariés aux Chartreux, persans, exotics shorthairs, american shorthair, Scottish straight et British. Certains pedigrees étaient donc loin de contenir les 18 British requis (notamment pour les éleveurs qui avaient fait le choix de travailler avec des scottish straights). Pour ceux qui n'auraient pas les 18 British, les chatons à oreilles droites ne pourraient pas obtenir de pedigrees et se retrouvaient donc privés de reproduction et d'exposition. Cela a été une véritable révolution dans le monde félin du Scottish et de l'Highland fold.

Le LOOF étant force de décision, et légalement la seule instance habilitée à délivrer des pedigrees en France, les éleveurs se sont pliés à ces exigences. Bonne ou mauvaise réforme, cela aura au moins permis d'homogénéiser les pedigrees des Scottish folds, qui au lieu de comporter de multiples races devaient désormais s'en tenir uniquement au British shorthair ou longhair.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là... Ca serait trop simple...

 Maman british bleue et son chaton